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Prises de parole et hommages lors des funérailles d’Anne-Marie Lizin.

 

Je suis à la fois fière et émue de m’exprimer aujourd’hui pour rendre hommage à mon amie Anne-Marie Lizin.

Nous nous sommes rencontrées il y a plus de trente ans.

Elle était eurodéputée et j’étais membre d’une association créée et présidée par Simone de Beauvoir : la Ligue du Droit International des Femmes. Nous nous sommes connues à ce moment-là par courrier interposé sur un sujet qui est toujours d’actualité : le statut de réfugié pour les femmes victimes du fait de certaines traditions d’un autre âge. La suite, ce seront trente années de combat en commun, chacune à son niveau, chacune avec ses outils. Nos combats nous les avons souvent menés en partant de faits d’actualité qui avaient défrayés la chronique comme les enlèvements d’enfants issus de couples mixtes, les crimes dits d’honneur, l’excision, les violences contre les jeunes filles des cités, et plus généralement la régression du droit des femmes en raison de la montée des intégrismes. C’est l’universalité du droit des femmes indépendamment des religions et des cultures que nous défendons. Cela nous l’avons fait aussi en choisissant un terrain d’action nouveau. L’Olympisme, car il est régi par une loi unique fondée sur des principes universels, la Charte Olympique, qui interdit toute discrimination et impose la neutralité. Une forme exigeante de laïcité.

Une des choses qu’on ressentait fortement face à Anne-Marie quand on la connaissait bien, c’était une tension très forte entre ses trois ambitions : sa ville, la politique européenne dans le monde et la cause des femmes. Une tension mais aussi une sorte de gourmandise, une façon de viser toujours le coup d’après. Ce n’est pas un hasard si elle a souvent été la « première à ». Ou « l’une des premières à » oser… Par exemple, lorsqu’elle rencontre Yasser Arafat, encore persona non grata, alors qu’elle était secrétaire d’Etat, ou lorsqu’elle devient la première femme à être présidente du Sénat belge, ou lorsqu’elle défend, comme eurodéputée, l’élargissement du statut de réfugié aux femmes victimes de violences parce que femmes, ou lorsqu’elle se rend à Guantanamo à trois reprises comme vice-présidente de l’OSCE. Et je ne peux oublier une autre préoccupation majeure que nous avons partagée : celle de la sécurité nucléaire. Un domaine technique complexe, dont je connaissais un des aspects par mes fonctions en France. Je peux vous dire qu’elle ne survolait pas le sujet. Elle avait cette capacité de comprendre ce qui était important qu’elle sache et de détecter ceux et celles qui pouvaient l’aider.

Un autre trait de son caractère qui pour moi était essentiel : elle comprenait clairement la complémentarité entre la politique et l’associatif. Elle ne se contentait pas de nous ouvrir des portes du fait de ses rations ni d’être notre ambassadrice lors de conférences internationales ou de ses missions. Elle faisait effectivement avancer les dossiers. Elle le faisait avec d’autant plus d’ardeur, qu’elle était convaincue que la question des femmes était centrale dans la résolution de la plupart des conflits qui ensanglantent le monde aujourd’hui, et notamment lorsque ces conflits résultent de la pression des intégrismes religieux. Son efficacité tenait aussi à un aspect de sa personnalité que certains ont injustement critiquée sans la comprendre : elle se plaçait volontairement dans la lumière, et elle prenait bien la lumière. Parce que c’était là une clé de son efficacité. Un individu lambda personne ne l’écoute et il se condamne à l’impuissance. Même si ce qu’il pense ou dit est juste. Le poids médiatique est une nécessité. Or vous ne pouvez l’acquérir qu’en franchissant certaines lignes. Dans le cas de la rencontre avec Arafat, par exemple, elle est membre du gouvernement, elle a demandé l’autorisation et l’a obtenu à condition que tout se fasse dans la plus grande discrétion. Mais le lendemain on l’a vue à la télévision embrassant Arafat. Or c’est bien cela qui a rendu cette rencontre utile. Elle avait pris un risque calculé. Aujourd’hui nous savons qu’elle a eu raison. Les liens internationaux, c’est comme les liens entre les individus, il faut les construire y compris en osant avancer le premier. Si la personne en face est de qualité, vous pourrez en attendre le meilleur.

Sa devise : parler avec tout le monde ou presque. J’ai été frappée par ce que disait d’elle Boutres Boutros-Ghali, alors Secrétaire Général de la Francophonie : « c’est une des rares responsables politiques qui s’est toujours intéressée au Tiers Monde ». Elle avait d’ailleurs collaboré avec lui sur différentes opérations : Congo, Burundi, Rwanda. Mais elle le faisait ne ne cédant jamais sur ses convictions fondamentales et elle ne cédait pas : ce n’est pas elle qu’on aurait vu porter un tchador à Téhéran ou accepter qu’un visiteur même haut placé refuse de lui serrer la main parce qu'elle était une femme.

Je voudrais aussi vous parler des messages qui me sont parvenus pour saluer sa mémoire. Ils sont révélateurs de l’attrait que pouvait exercer Anne-Marie Lizin sur les gens qu’elle rencontrait. L’une des premières personnes à m’avoir fait part de son émotion et de son admiration est la grande philologue et psychanalyste Julia Kristeva. Ensuite il y a eu aussi : Danièle Sallenave, écrivaine et académicienne, Sylvie Le Bon de Beauvoir, écrivaine fille adoptive de Simone de Beauvoir, le journaliste écrivain Gérard Bonal, grand spécialiste de Colette. Je pourrais vous citer aussi des historiennes, des sociologues, des journalistes : Malka Marcovitch, Chalah Chafik, Gérard Biard de Charlie Hebdo et tant d’autres. Des femmes politiques comme Yvette Roudy, la sénatrice Michèle André,… Peut-être la plus touchante est cette responsable d’association laïque et féministe algérienne, Association pour la mixité, l’égalité et la laïcité en Algérie, Soad Baba Aïssa. « Je garde en mémoire une femme avenante et à l’écoute des femmes qui l’interpellaient, qui l’interrogeaient, prête à s’engager pour et avec elles. Je garde le souvenir d’une femme pleine d’allant, d’humour et d’optimisme pour affronter et dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux des femmes, défendre la laïcité et l’universalité des droits. Je garde le souvenir d’une femme politique courageuse face à l’adversité et la bêtise. Je garde le souvenir d’une Féministe combative dans ce monde politique compatissant et complice vis à vis de gouvernements hostiles aux droits des femmes. Elle s’est engagée dans des combats qui n’étaient pas faciles et pour lesquels elle n’a jamais baissé les bras. je garde le souvenir d’une GRANDE DAME de notre histoire commune du FEMINISME. Pour Anne-marie Lizin, aucune frontière n’était infranchissablee pour l’universalité de nos combats ».

Pour conclure : Notre amie belge, Anne-Marie Lizin, restera pour l’Histoire à la fois une figure marquante de la vie politique internationale et une grande féministe. Simone Veil l’admirait : « L’engagement d’Anne-Marie partout où il y a des problèmes qui concernent les femmes. Nous avons la même vision de ce combat, qu’elle mène avec fougue. Nous avons travaillé ensemble sur la question des femmes en Tunisie, en Croatie, en Bosnie. Elle est chaleureuse, elle mène le combat joyeusement ».

(Annie Sugier - Ligue du Droit International des Femmes)


Anne-Marie,

Depuis 1983 où tu deviens Bourgmestre de la ville de Huy jusqu’à ce triste samedi du 17 octobre 2015, tu n’as eu de cesse de vouloir, comme une mère pour son enfant, le meilleur pour notre ville.

Peu importe l’endroit où tu te trouvais, Huy et ses habitants étaient toujours au centre de tes préoccupations.

Grâce à ta notoriété, Huy est désormais connue dans le monde entier et les hutois ne se trompent pas lorsqu’ils disent « Huy c’est Anne-Marie et Anne-Marie c’est Huy ».

Sous ton mayorat, tu as fait de Huy une ville au centre des attentions du monde, une ville dynamique, une ville active où il faisait bon vivre.

Ton intelligence et ta détermination t’on permis de mener à bien de très nombreux projets, parmi lesquels :
Notre Grand-Place que tu a voulue plus conviviale en la rendant aux piétons; Le centre culturel que tu as agrandi et rénové; Le cinéma le Kihuy que tu as amené à Huy; La caserne des pompiers que tu as fait construire pour que ces hommes que tu admirais tant parce qu’ils sauvent des vies chaque jour, puissent travailler dans de bonnes conditions; L’Avenue des Ardennes, devenue semi-piétonne, agrémentée de fontaines ou encore d’oeuvres d’artistes hutois; L’hôpital régional qui aurait disparu si tu ne t’étais pas investie à 300% pour le maintenir en vie avec un service optimal. C’est pour ce même hôpital que tu as obtenu les subsides nécessaires à la rénovation et l’amélioration en cours actuellement; Le rattachement à ce même hôpital des maisons de repos grâce à la création de l’intercommunale CHRH; L’achat de notre bateau le « Val Mosan » acheté sous ton mayorat.

Tu as toujours été persuadée du rôle social important du sport et de la vitrine que peuvent constituer pour ta ville les grandes manifestations sportives, telles que
La Flèche Wallonne; Le Rallye du Condroz; Le Tour de France qui, à ta demande, s’est arrêté en face de chez toi en 2010 pour soutenir le petit Nicolas atteint d’une leucémie.

Tu accordais toute ton attention aux associations patriotiques car tu avais un profond respect pour les anciens combattants. Et, lorsque les mandataires de la majorité en place les oubliaient, toi, tu étais présente pour les soutenir avec l’organisation de goûters; En créant des plaques commémoratives comme celle d’Henri Dewar à Beaufort; En rendant hommage aux victimes du bombardement du pont de fer le 18 août.

Tu rendais notre belle ville vivante et pleine de charme en soutenant les artistes et l’organisation de festivités comme Les sons et lumières; Les fêtes médiévales; La patinoire sur la Grand-Place; Les expositions de « couleurs en val mosan »; Et dernièrement, le carré de la poterie.

Tu soutenais les associations caritatives comme Les restos du coeur avec la Galerie Europe dont tu étais la marraine; Le Fonds Léon Frédéricq de l’Université de Liège; La Croix Rouge; L’ONE et bien d’autres.

L’heure, le jour, où la situation géographique n’avaient aucune importance pour toi si tu pouvais venir en aide à un de tes concitoyens.

Les hutois connaissaient ta disponibilité à leur égard.

Ils te savaient concernée par leurs problèmes, quels qu’ils soient.

Souvent, il s’agissait de petits soucis que tu réglais avec une facilité déconcertante mais, quelquefois, tu pouvais remuer ciel et terre pour aider les autres.

Avec l’autorisation de Madame Coumont, je citerai ce fait.

Cela se passe dans les années 90 en Algérie. Quatre belges dont le mari de Madame Coumont sont pris pour cible par des islamistes radicaux. Ils sont gardés en otages dans un hôtel. Nous sommes vendredi matin, tu étais à Bruxelles lorsque tu reçois un appel de Madame Coumont t’expliquant la situation. Sans hésitation et avec la force que l’on te connait, tu as mobilisé les membres du gouvernement, tu as contacté tes connaissances à Alger et en fin de journée de ce même vendredi, des véhicules blindés quittaient Alger pour aller délivrer le hutois et ses trois collègues. En moins de douze heures, tu avais tout géré, tout organisé et tu avais sauvé la vie de quatre personnes.

Ton humanité, ton dévouement, ta force, ton intelligence et te connaissances ont permis de sauver des vies et cela à de nombreuses reprises.

Tu ne reculais devant rien et rien ne pouvait t’empêcher de rendre service et d’aider les gens : leurs combats étaient tes combats !

Anne-Marie, tu étais une grande dame, une femme exceptionnelle, tu étais mon amie.

Depuis 2009, j’ai eu la chance de travailler à tes côtés.

Tu étais mon mentor, tu as su me conseiller et m’aider quand j’en avais besoin.

Aujourd’hui je te dis au revoir.

C’est bien trop tôt : je n’étais pas prêt et nous sommes tous un peu orphelins. Mais une chose est sûre, tu vivras pour l’éternité dans mon coeur et dans celui de tous les hutois.

(Grégory Vidal - PourHuy)


Cher Michel Lizin,
Chers membres de la famille,
A vous tous ici, en vos grades et qualités,

Lorsque l’alerte de mon téléphone s’est allumée ce samedi fin de matinée, je n’y croyais pas.

Anne-Marie, l’insubmersible, Anne-Marie, qui a toujours surmonté tous les ennuis, fière, toujours optimiste, toujours à l’attaque et d’attaque,

Anne-Marie, à qui rien ne pouvait arriver. Ce n’était pas possible.

J’ai attendu de voir si un autre site - c’est comme cela que l’on vit maintenant - annonçait la triste nouvelle et j’ai dû me résoudre à la réalité. Bouleversée, comme nous tous ici.

Cher Michel, Chère Famille, nous partageons votre chagrin, votre désarroi face à cet arrachement prématuré. Et tous ici nous voulons vous apporter du réconfort, de la chaleur, être, chacun à notre manière, un maillon de cette chaîne humaine qui nous lie et qui nous mène vers notre inéluctable destinée.

Cher Michel Lizin, Cher Michel, ma gratitude est profonde de me donner l’occasion de témoigner ma reconnaissance à Anne-Marie.

Anne-Marie, les souvenirs, les anecdotes se bousculent.

Nous avions toi et moi commencé sur un mode un peu sportif, un peu musclé dans notre Sénat. Mais c’était bien, vraiment bien.

D’une certaine façon, nous nous sommes reconnues, en quelque sorte apprivoisées.

Notre estime mutuelle s’est renforcée au fil des années, doublée d’une bonne dose de complicité. Ton énergie insatiable était une source permanente de fascination. 100 idées à la minute. Ça c’est rien du tout. Non, c’était surtout la volonté de les réaliser et la croyance inébranlable que ça allait se produire.

Tout avec toi entrait dans le champ des possibles. Rien ne pouvait t’arrêter. Rien ne pouvait te résister.

Tu ne le sais probablement pas, mais ton exemple m’a beaucoup aidé dans la vie.

Un jour tu as dit dans une interview : « j’ai beaucoup d’indulgence pour moi, je me pardonne tout très facilement ». Je cite de mémoire.

Cette réflexion m’a donné matière à penser et puis m’a inspirée. Je me suis dit, oui, elle a raison. Il faut s’aimer un peu plus soi-même pour aller de l’avant; oui, il faut se pardonner ses faiblesses, ses erreurs, les apprenant pour toujours rebondir si on veut réaliser quoi que ce soit.

Et Dieu sait, enfin si Dieu a quelque chose à faire ici, que tu en as réalisé des choses.

Tu fus la première femme Présidente du Sénat, première femme Présidente d’une assemblée fédérale en Belgique.

Le 20/07/2004, tu prends les rênes de l’assemblée, bien décidée a y mettre un sacré turbo et à la faire passer à la vitesse supérieure. Et hop, d’un coup, le Sénat est devenu une ruche bruissante, bourdonnante.

Je te taquinais en paraphrasant cette publicité : « le Sénat, dis donc, c’est devenu les Galeries Lafayette ! A tout instant il s’y passe quelque chose ». Tu haussais les épaules, avec une feinte indifférence. Mais ça voulait dire « cause toujours ».

Visite du Dalaï Lama, déjà entouré de Mathieu Ricard, réception en grande pompe de Mittal, sur lequel tant d’espoirs liégeois reposaient alors. Une journaliste célèbre et moi - qui étions chargées de l’amadouer - nous conservons de ce repas un souvenir hilare et impérissable.

Accueil de tout le gratin de la planète énergétique, petits soins pour le Prince Laurent, accompagné de l’actrice Corinne Touzet pour les 20 ans de la loi sur la protection animale, sans oublier la semaine européenne, annoncée à grands renforts de spots publicitaires à la radio et bien sûr les innombrables délégations étrangères, parlementaires, ministérielles de tout poil qui ne pouvaient en aucune façon manquer notre Sénat.

Car tu étais la personne en Belgique avec le plus gros carnet d’adresses internationales. Je t’appelais l’AUTRE Ministre des Affaires Etrangères. Tu faisais pâlir d’envie toutes ces excellences, car les Albright, Shimon Peres, Arafat et déjà Poutine ne connaissaient que toi.

Toutes les portes s’ouvraient devant toi. C’était phénoménal.

Je me souviens de missions avec toi notamment à Washington, à Damas et oui, in tempore moins suspecto, à Kinshasa. Elles étaient toutes ponctuées de moments forts, audacieux, voire carrément culottés.

Mais tu n’en avais cure !

Tu avais tissé des liens dans le monde entier, Etats-Unis, Russie, Maghreb, Est de la Méditerranée, Grands Lacs etc…

C’était toi que l’on voyait au premier rang, dans toutes les retransmissions mondiales, de toutes les chaînes de Tv internationales, quand Victor Iouchtchenko fut intronisé  Président de l’Ukraine. Je n’en croyais pas mes yeux en regardant CNN.

Il faut dire que tu as toujours eu un sens aigu des médias. Tu attirais les caméras comme un aimant. Ce sont probablement les bons conseils de Michel, ton époux, qui s’y connait.

Tu avais aussi l’estime des dirigeants des Nations Unies. Tu as joué un rôle de premier plan à l’OSCE, et tu fus rapporteur de la Commission des Droits de l’Homme de cette organisation.

Cet été, en vacances à Cuba, je pensais à toi. Quand même, représentant spécial sur la prison de Guantanamo où tu fus la première femme à te rendre en tant que Parlementaire non américaine, c’est tout bonnement incroyable.

Anne-Marie, ce que j’adorais c’était ta rapidité, ta vista dans les dossiers, ta faculté d’aller à l’essentiel. Tu les engloutissais les dossiers, les dévorais goulûment. Quelle brillante intelligence !

Les réunions du Bureau du Sénat - c’était vraiment la belle époque - duraient 10 minutes montre en main et personne ne résistait à ton coup de maillet impérieux quand tu t’exclamais : « de vergaderihg is af ». Les supposés contradicteurs te regardaient, médusés, clore les discussions et t’en aller, impériale.

Tu ne le sais pas, Anne-Marie, mai j’ai vécu avec toi probablement, mes plus belles années parlementaires.

Nous étions animées de cette volonté de faire tourner la boutique.

J’étais toujours partante pour te suivre dans tes bons coups, et parfois, un peu, je l’avoue, dans tes mauvais coups.

Anne-Marie, tu as oeuvré inlassablement pour le droit des femmes. L’égalité de traitement, le respect des plus faibles, des plus fragiles, ton expertise aux Nations Unies sur la pauvreté, ont été ton moteur.

Tu combattais avant l’heure les rapts parentaux. Avant tout le monde, tu avais perçu à quel point cette épouvantable plaie allait porter préjudice aux relations intra-familiales, et miner les mariages mixtes.

Tu fus aussi une pionnière pour nombre de femmes politiques de notre pays. Un modèle pour celles qui t’ont suivie, celles de ma génération.

C’est parce que quelqu’un de ton envergure a tracé la voie que d’autres, peut-être plus timorées, ce sont dit « oui c’est possible ».

Anne-Marie, tu as tout donné à la politique et quand la politique s’en est allée, c’est tout ton être qui a vibré et qui a souffert atrocement. Jamais tu ne l’a avoué, mais ton corps s’est exprimé à ta place.

La politique est passionnante, mais elle peut être dure, ingrate, impitoyable. Et probablement as-tu payé plus que d’autres l’addition injuste, car femme tu étais. Et on pardonne aux femmes tellement moins.

Anne-Marie tu étais un être hors norme, hors du commun, atypique, anti-conformiste. Passionnée en un mot. Tu manques au paysage politique. Il n’est pas toujours fait de bravitude comme dirait ton amie Ségolène, mais souvent de ternitude.

Tu prenais beaucoup de place, et même au bout du monde, je sais que tu prenais toute la place pour ton époux.

Tu as toujours lutté et tu t’es toujours crue, me disait Michel, immortelle.

Anne-Marie tu avais raison.

Oui, tu es immortelle, car toujours nous te gardons dans nos souvenirs, dans nos pensées, dans nos réflexions, dans notre action, dans notre coeur et ta voix chaude aux tonalités chatoyantes résonne en nous.

Tu as arrêté ta course.

Repose-toi.

Repose en paix Anne-Marie.

(Christine Defraigne - Présidente du Sénat)


Anne-Marie,

Femme de combat, tu n’avais peur de rien ni de personne;

Femme passionnée et passionnante, tu avais un culot sans limite et un franc-parler inégalable;

Tes combats tu les as gagnés sauf ce dernier qui t’a été fatal;

Jusqu’au bout tu as été forte et digne, jamais tu ne t’es plainte, respect Madame;

Il y a un peu plus de six ans, j’ai eu l’honneur avec un petit groupe de personnes d’être à tes côtés pour créer un mouvement citoyen « PourHuy »;

Tu nous a pris sous ton aile, partagé ton expérience et ton savoir et tu nous as ouvert les yeux à ce monde politique encore inconnu pour nous;

Trois ans plus tard, nous sommes le deuxième parti de la Ville grâce à toi;

Ce défi, nous continuerons à le relever avec et pour toi;

Pour beaucoup tu as été une marraine politique mais pour nous tu es une maman politique;

En regardant les hommages qui te sont rendus sur les réseaux sociaux, une dame a écrit : « souvent critiquée, souvent dénigrée, souvent reniée mais jamais égalée ».

Devant toi je m’incline.

Merci pour tout.

(Frédérique Gelenne - PourHuy)


Anne-Marie Lizin frappée au coeur

Anne-Marie Lizin a-t-elle emporté son carnet d’adresses ? On l’avait peut-être oublié, mais l’ex-bourgmestre de Huy était l’une des femmes des plus connues de Belgique sur le plan international, qui avait noué aux quatre coins de la planète des amitiés fidèles et des contacts utiles. Depuis ses débuts au cabinet d’Henri Simonet, à la fin des années 70 jusqu’à son poste de présidente du Sénat, Anne-Marie Lizin avait développé un sens extraordinaire des relations humaines. Par curiosité d’esprit, pour le plaisir de côtoyer les grands et les puissants, peut-être. Mais surtout parce que cette femme engagée, féministe, avait le sens de la solidarité internationale ; elle se souciait des peuples opprimés, avait suivi et soutenu les mouvements de libération, et avait gardé le contact lorsque les contestataires d’hier avaient à leur tour accédé au pouvoir, s’y installant souvent pour longtemps, comme à Cuba ou en Angola… Lors de son passage au cabinet Simonet, elle avait noué le contact avec les mouvements de libération des anciennes colonies portugaises, suivi de près la lutte contre l’apartheid, et n’ignorait aucun des opposants à Mobutu. Elle connaissait personnellement Arafat, Fidel Castro, s’était rendue à d’innombrables reprises en Algérie, y compris en franc tireur pour ramener des enfants à leur mère, connaissait le Moyen Orient et le monde arabe comme sa poche… Au Congo, elle avait connu Laurent Désiré Kabila durant ses années d’exil, et, l’une des seules Belges à être invitée au mariage de son fils Joseph, elle n‘hésita pas à faire l’aller retour, entre deux avions, deux conseils communaux, cinquante rendez vous…Certes, Anne-Marie bousculait, dérangeait. Toujours impeccablement mise, elle n’hésitait guère à s’asseoir au premier rang, au grand dam parfois des diplomates de carrière qu’elle éclipsait par son brio, son entregent, et qu’elle n’hésita pas à mettre à contribution lorsqu’elle brigua, en vain, la direction de l’Unicef. Mais elle brillait aussi par sa connaissance des dossiers, son sens des relations humaines. Par la suite, lorsqu’elle occupa la présidence du Sénat, elle donna à l’institution un éclat inégalé, invitant à l’Assemblée des personnalités venues du monde entier, des femmes de renom, des défenseurs des droits de l’homme, des militants, aussi bien que des personnalités politiques…

Dans un autre pays, les talents, les contacts d’ une personnalité comme Anne-Marie Lizin auraient été utilisés au service de la diplomatie, de l’humanitaire, elle aurait été chargée de mission, ambassadeur itinérant, que sais je… Mais en Belgique, cette femme entreprenante et parfois trop voyante faisait des jaloux. Elle n’entrait pas dans le rang, ne suivait pas les consignes, demeurait un franc tireur de la politique même si elle avait accédé aux plus hautes sphères, entretenu des relations de haut niveau y compris en France et aux Etats Unis. Elle était aussi demeurée fidèle à ses engagements de jeunesse, la cause des femmes, la libération des peuples, sans jamais oublier sa ville de Huy où elle fut très populaire, non seulement parce qu’elle y attira des personnalités et des artistes venus du monde entier mais aussi car elle se souciait des plus modestes de ses concitoyens.

Bien sûr, elle n’était pas discrète, et dans son parti, elle ne jouait pas sur toutes les nuances de gris, leur préférant le rouge de l’internationale et beaucoup ne lui pardonnèrent pas d’être hors norme, hors cadre, d’avoir une tête qui dépassait du rang et une voix qui portait trop loin. Comme toute personnalité politique, elle suscita des critiques, des inimitiés, elle commit des erreurs, peut-être des fautes et fut sommée de les payer cash.

Mais méritait-elle pour autant le véritable lynchage médiatique dont elle fut la cible ? Il est des chroniqueurs, des humoristes, des enquêteurs de bocal et des redresseurs de torts à la petite semaine qui doivent peut être, peut-être, se sentir un peu mal depuis qu’elle s’est éclipsée. Car ils ont frappé avec persévérance, parfois juste mais toujours dur, ils ont frappé en plein cœur et c’est le cœur qui, précisément, a fini par lâcher…Anne-Marie Lizin, qui n’hésitait pas à tutoyer les plus grands, aurait mérité des adversaires d’un autre format…

(Colette Braeckman - journaliste au Soir)


HOMMAGE À ANNE-MARIE LIZIN : « AU JOUR D’HUY » Malgré tous les obscurcissements d’une vie humaine, il y a toujours quelque chose qui brille et qui échappe à toutes les humeurs qui se la partagent et ce quelque chose s’appelle l’aura d’un être. C’est cette aura qui demeure quand tout meurt autour de nous. C’est cette aura qui enveloppe notre cœur meurtri d’absence mais fidèle à la puissance de cette lumière émanant de l’être qui nous quitte. La mort est une énigme dont on ne saura jamais ce qu’elle contient si ce n’est ce qu’elle peut avoir de tendre et de terrible à la fois. Dans ta mort, Anne-Marie, je cherche avec respect et avec tendresse ce que tu nous as donné avec toute l’énergie qui te caractérisait et que tu nous as laissé comme un précieux cadeau, cette part noble de tes combats qui nous a tous marqués pendant ces vingt-six années où tu fus notre bourgmestre et ce grand air de liberté si vivifiant qui donnait à ton visage de femme engagée la beauté d’une bannière flottant dans le vent et derrière laquelle nous aimions nous ranger. Sous cette bannière et dans le secret de ta tendresse à toi, tant ignorée de tes collègues et collaborateurs politiques, je veux, non pas t’offrir l’hommage qui te revient, mais prononcer une parole mystérieuse, la seule sans doute qui est digne d’être commentée sous le soleil. Cette parole est faite de trois petits mots, petits mais tellement importants qu’ils sont et resteront toujours les plus beaux dans toutes les langues du monde : je t’aime. Les fleurs qui te sont offertes, les louanges qui te sont adressées, les critiques acerbes que l’on ose se permettre de formuler à ton endroit, bien haut et bien fort, parce que c’est plus facile et que ça fait plus de bruit dans ce qu’on appelle le monde, tout cela fanera, tout cela passera bien vite mais pas cette parole vive qu’on ne murmure que dans le silence avec tout son cœur. Ton époux sait, lui, qu’on n’a jamais assez de toute une vie pour la prononcer et il continuera de te la dire, cependant que les haillons des mots vains déchirés par le vent s’accrocheront aux ronces de l’oubli. Je t’aime, Anne-Marie. Nous les Hutois épris de liberté et de profondeur, nous t’aimons. Nous te disons merci pour tout ce que tu as fait pour nous et pour notre ville. Je t’aime, Anne-Marie. Tu entends, Anne-Marie, je te parle au présent, pas au passé. Le présent pur, ce présent éternel dans lequel notre quotidien et la puissance d’aimer ouvrent le bal dans les bras l’un de l’autre, pour un partage aimant qui durera toujours. Ton nom figure fièrement au bas du monument élevé jadis à la mémoire de Joseph Lebeau, ce grand homme que tu as voulu honorer et dont, cette année où tu nous quittes, on fête justement un anniversaire important, le 150e anniversaire de sa mort. Vous voilà deux désormais à faire honneur à notre « bonne ville » de Huy. Pourtant Joseph Lebeau a été lui aussi, à son époque, incompris et parfois violemment critiqué à la fin de sa carrière politique mais le temps a fait son œuvre et lui a rendu justice. Vous avez bien travaillé l’un et l’autre pour notre pays et pas seulement pour Huy. Vous avez été les ambassadeurs de notre cité dans le monde et aujourd’hui, nous vous remercions pour la force et la générosité de vos convictions que la lutte lourde, âpre, rude, impitoyable même, de la politique n’a fait que renforcer. Merci pour ton courage et ta ténacité, Anne-Marie. La grâce d’une vie a toujours son contrepoids d’ombre et de peine. Elle se paie au prix fort. Tu en as payé le prix en toute lucidité et tu n’as jamais reculé. Dans ce basculement de la cité sous le miroir dormant des eaux mosanes, la lumière noire de la nuit ,où tu es entrée, ne nous empêche pas de te dire « nous t’aimons, Anne-Marie » et cette lumière-là te fait un linceul de grandeur digne de toi. 

(Chantal du Ry)

...

C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès d'Anne-Marie Lizin.

La défunte repose au salon "Magritte" du Centre Funéraire Dubois & Tanier, avenue de la Croix-Rouge, 2 à 4500 Tihange (Huy) où les visites sont souhaitées ces lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 octobre 2015 de 16 à 19 heures.

Les funérailles laïques auront lieu au funérarium Dubois & Tanier à 11 heures où un hommage pourra lui être rendu ce jeudi 22 octobre 2015.
Un dernier moment de condoléances est prévu à son arrivée vers 13 heures 30 au crématorium du Centre Funéraire de Robermont. 
La cérémonie d'incinération débutera vers 14 heures 30.

L'inhumation des cendres est prévue à 17 heures 30 au cimetière de Ben (Huy).
 

Sergio Taronna, le remplaçant d'Anne-Marie Lizin, a prêté serment ce mardi soir au conseil communal.

Sans surprise, le conseil communal de Huy a approuvé à l’unanimité la démission d’Anne-Marie Lizin (PourHuy). Avant de soumettre ce point au vote, le bourgmestre Alexis Housiaux a rappelé les circonstances qui ont débouché sur cette démission devenue inévitable après le rejet du pourvoi en cassation.

Sergio Taronna qui la remplace a prêté serment dans la foulée.

(source : LaMeuse)

Sergio Taronna devient conseiller communal.

Ce matin, POURHuy a convoqué la presse afin d’éclaircir ses intentions et ainsi mettre fin à tout suspense et autres spéculations concernant le remplacement d’Anne-Marie Lizin au conseil communal.

Ce sera donc finalement Sergio Taronna qui siégera au conseil communal.

Voici le communiqué de presse remis aux journalistes présents ce matin. Tout d'abord, le principal intéressé explique sa décision et ensuite c'est l'ensemble du mouvement qui s'exprime...

Sergio Taronna :

« Au départ, ma décision était bien de privilégier mon mandat de conseiller de l’action sociale. Un mandat passionnant avec une équipe, tous partis confondus, agréable et motivée. Des réunions ou la querelle politique n’a pas sa place.

En plus, les échos que j’avais reçus concernant le déroulement de certains conseils communaux ne me disaient rien qui vaillent. Sans compter une incompatibilité avec une certaine vision de la politique. Celle que certains élus continuent à pratiquer, une politique qui souvent ne vise pas l’intérêt général. J’ai également une incompatibilité « personnelle » avec certains élus, un peu de mal avec leur amateurisme, leur clientélisme, voire leur bêtise en certaines circonstances.

Après, on a eu une réunion avec tous les élus du mouvement et ceux-ci m’ont convaincu de les rejoindre au conseil communal. Leurs arguments ont faits mouche et je ne pouvais pas faire autrement que de m’engager à leur côté. Il ne me restait toutefois plus qu’à lever le flou autour de la possibilité de pouvoir, malgré tout, rester au Conseil de l’Action Sociale, même si on avait tous entendu qu’il n’était pas possible de pouvoir assumer les deux fonctions. Il s’est avéré, après renseignements pris auprès des services compétents, que rien ne l’empêche aux yeux de la loi ».

POURHuy :

Du coup, c’est avec une équipe soudée et assez expérimentée que nous allons continuer cette législature dans un esprit d’opposition constructive mais attentive et soucieuse de relayer les attentes de nos concitoyens.

Par ailleurs, nous avons été blessés par les propos de l’échevin George à propos d’Anne-Marie Lizin. Inutile de dire que nous ne comptons pas laisser passer ça et que nous lui mènerons combat avec force et détermination.

Signalons également qu’Anne-Marie Lizin devient présidente de notre mouvement et qu’elle va continuer à nous conseiller et nous soutenir. Elle reste également disponible pour tous les hutois et hutoises qui peuvent toujours la rencontrer lors de ses permanences.

Nous tenons également à rappeler que nous trouvons le jugement à son encontre assez farfelu et que ça ressemble plus à une manoeuvre pour l’empêcher d’être éventuellement à nouveau bourgmestre en 2018 puisque la nouvelle règle en matière de voix de préférence pourra le permettre. Ça sent vraiment les petits arrangements entre amis et ça nous laisse un goût amer et le sentiment que la justice n’est peut-être pas aussi indépendante qu’elle ne veut bien le laisser entendre.

Dans la presse en ligne :

L'Avenir
DH
La Meuse

Affaire LIZIN tracts électoraux Cour de cassation: rejet du pourvoi.

Communiqué de presse transmis par Maître Adrien Masset :

En ma qualité d'avocat de Mme Lizin,  je vous adresse un communiqué suite au rejet du pourvoi en cassation par arrêt de ce 30 septembre.Mme Lizin prend acte que, après huit années d’acharnement judiciaire, elle est et reste définitivement acquittée des accusations de faux en écritures et de détournements de rémunération des agents communaux qui se trouvaient sur ces marchés lors de la campagne électorale de 2007. Elle prend également acte que sa condamnation pour prise illégale d’intérêt est maintenue par la cour de cassationLa façon, spécifiquement belge, d’appréhender ce dossier est que Mme LIZIN a été condamnée parce que le PS a bénéficié du comportement incorrect de quelques rares agents communaux : ceux qui ont été condamnés ont, du reste, accepté leur condamnationPourquoi ces quelques agents communaux indélicats ont-ils distribué des tracts durant leurs heures de service, alors que tous les autres qui ont mené cette campagne l’ont fait, comme Mme Lizin le leur avait demandé, en dehors de leurs heures de service? Mme Lizin est donc considérée coupable du comportement indélicat de tiers. Comportement qu’elle n’avait ni demandé, ni toléréPour aboutir à cette condamnation, les règles de preuve imposées par la Convention européenne des droits de l’homme ont été bafouées. C’est pourquoi Mme Lizin a pris la décision de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg.

Lettre de démission d’Anne-Marie Lizin :

Monsieur le Directeur Général, Ce 30 septembre 2015, je me vois contrainte de poser un acte que je ne souhaitais jamais faire, à savoir démissionner, avec effet immédiat, de mon poste de conseillère communale à la ville de HuyVous savez, aussi bien que moi, que cette obligation est due à une terrible injustice, conséquence d’un faux témoignage m’impliquant dans une affaire dans laquelle je n’ai joué aucun rôle, sinon celui, que vous avez également assumé, de faire respecter la légalitéEtant donné que la justice n’a pas voulu voir la réalité, je transmets ce dossier à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, afin qu’elle l’examine avec toute l’objectivité indispensable. Je remercie toutes les Hutoises et tous les Hutois pour les merveilleuses années que nous avons consacrées ensemble au développement de la ville que nous aimons et je les assure d’une disponibilité égale à celle dont je fais preuve depuis quarante ans.
Bien à vous.
Anne-Marie Lizin-Vanderspeeten

La foire à 1 euro à Statte du 2 octobre au 8 novembre.

Une foire où il est possible de faire un tour de manège ou de manger un paquet de frites pour 1 euro. L’initiative est unique en Belgique, voire en Europe et cela se passe à Huy. Du 2 octobre au 8 novembre, plus de 60 attractions sont rassemblées au port de Statte.

L’idée de cette foire originale a germé dans la tête de Jean Schweig. Ce Givois, propriétaire de la grande roue également présente lors du 15 août à Huy, a eu envie de proposer une foire bon marché, notamment pour les familles nombreuses.« Quand on a cinq enfants, aller sur la foire où les tickets sont vendus 5 ou 6 euros c’est impossible, commente-t-il. D’un autre côté, pour les forains, à partir du mois d’octobre, la saison se termine. Plutôt que de remiser nos manèges dans des hangars, nous avons décidé d’allonger notre saison et de lancer cette foire à 1 euro afin de faire plaisir à un maximum de personnes. »

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